Addictions, test HTMA et neurotransmetteurs : ce n’est pas « dans votre tête » !
- Julia

- 21 mai 2025
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 2 juin
Pourquoi certaines personnes ressentent-elles un besoin irrépressible de sucre, de tabac, d’alcool ou encore de suractivité ? Et pourquoi ce besoin devient-il parfois une addiction ? Une partie de la réponse se trouve dans notre cerveau, plus précisément dans nos neurotransmetteurs, ces messagers chimiques qui régulent nos émotions, nos pulsions et nos comportements. Lorsqu’ils sont déséquilibrés, notre capacité à gérer les frustrations, à ressentir du plaisir naturellement ou à résister aux compulsions s’effondre.
Dans cet article, je veux vous partager des outils concrets et les fondamentaux pour comprendre certains mécanismes neurochimiques liés aux addictions et aux neurotransmetteurs. J’appuie mon approche sur la nutrithérapie, qui met l’alimentation et la micronutrition au centre du soin, ainsi que sur l'analyse minérale grâce au test HTMA, une analyse des minéraux et métaux lourds présents dans les cheveux sur les 2 à 3 derniers mois.
Addictions et neurotransmetteurs : la dopamine et la sérotonine
Je tiens à vous parler de ces deux neurotransmetteurs que j’évoque souvent en entretien car avec l'expérience, je me suis rendue compte que beaucoup de personne était en déficit.
La dopamine : c’est le neurotransmetteur de la motivation et de la récompense. Il nous donne l’élan pour entreprendre, passer à l’action, et ressentir du plaisir.
La sérotonine : c’est un peu notre neurotransmetteur "zénitude", c’est elle qui nous aide à lâcher prise, à mieux vivre les frustrations et à garder notre calme. Elle joue aussi un rôle clé dans le sommeil, puisqu’elle est à l’origine de la mélatonine (l’hormone qui régule notre endormissement).
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Quand on manque à la fois de dopamine et de sérotonine, notre besoin de réconfort augmente… tout comme notre envie de plaisir. Et là, le cerveau ne cherche pas bien loin : il retourne vers ce qu’il connaît déjà, vers ce qui lui a déjà procuré du plaisir par le passé. C’est là que ça devient intéressant : si on n’a pas grandi avec des passions ou des sources de plaisir "positives", on aura tendance à se tourner plus facilement vers des choses nocives – comme l’alcool, la drogue ou des comportements à risque. À l’inverse, une personne qui a toujours été passionnée par le piano, par exemple, aura naturellement ce réflexe d’aller jouer pour retrouver du plaisir.
Mon tout premier conseil, vous l’aurez compris : (ré)explorez des activités saines qui vous font vraiment vibrer ! :) C’est un super levier pour réapprendre au cerveau à trouver du plaisir ailleurs, autrement, et sortir doucement des habitudes nocives.
Pour en savoir plus sur les autres neurotransmetteurs que je n'ai pas nommés ici, comme le GABA, ou l'acétylcholine par exemple, consultez mon article Alimentation et santé mentale : comment nourrir vos neurotransmetteurs ?
Addictions, nutrithérapie et test HTMA dans la dépression
Je souhaite faire un aparté qui me parait important car chez les comportements addictifs où il y a souvent une composante de dépression ou de déprime, on distingue notamment deux grands types de dépression :
La dépression qu’on appelle plutôt "ralentissement psychomoteur", où tout devient lent, lourd, sans motivation. Dans ce cas, c’est souvent du côté des catécholamines (dopamine, noradrénaline) que ça coince. La tyrosine, qui est un précurseur, peut alors être un vrai coup de pouce pour relancer l’organisme.
Et puis il y a la dépression plus "nerveuse", marquée par de l’irritabilité, une difficulté à lâcher prise, une sensibilité à la frustration, de l’anxiété, et souvent des comportements comme la boulimie, les achats compulsifs, ou encore l’alcool ou le tabac. Là, on est davantage sur une dysfonction sérotoninergique. Le signe assez typique, c’est cette compulsion pour le sucré ou le gras en fin de journée, qui devient encore plus marquée en phase prémenstruelle.
Une autre dimension très importante à ne pas négliger dans un contexte de dépression est la dysbiose intestinale, où un lien a été établi par le monde scientifique. La dysbiose entretien le mal-être neuropsychique, c'est pour cela que l'on entend souvent que "les intestins sont le deuxième cerveau" !
En pratique : comment agir sur les addictions grâce à la nutrition ?
Le deuxième pas à envisager pour relancer votre production de dopamine, c’est de revoir votre petit-déjeuner. L’idée, c’est de miser sur un "petit-déjeuner dopaminergique" : une bonne source de protéines, accompagnée de bonnes graisses. Et surtout, évitez autant que possible les glucides raffinés à index glycémique élevé comme le lait, les céréales industrielles, le pain blanc ou la confiture.
Pour soutenir la sérotonine, l’association protéines + glucides est super intéressante. Les protéines sont composées d’acides aminés qui servent à construire vos tissus, vos muscles… mais aussi à produire de la sérotonine. Comment ? Lorsque vous consommez des glucides, cela stimule la production d’insuline. Cette insuline va alors diriger certains acides aminés dits "branchés" vers les muscles, ce qui libère de la place pour le tryptophane (le précurseur de la sérotonine) et lui permet de franchir la barrière hémato-encéphalique pour atteindre le cerveau.
En pratique : comment agir sur les addictions grâce au Test HTMA ?
Les neurotransmetteurs ne fonctionnent pas en solo : leur production et leur activité dépendent directement de cofacteurs nutritionnels essentiels comme le magnésium, les vitamines B3, B5, B6, B9, B12, le zinc, ou encore certains acides aminés comme le tryptophane. C’est justement là que le test HTMA prend toute son importance.
Par exemple :
Une carence en magnésium, indispensable pour transformer le tryptophane en sérotonine, peut complètement bloquer toute amélioration sur le plan émotionnel.
Un excès de calcium par rapport au magnésium peut ralentir les impulsions nerveuses et favoriser soit l’apathie, soit une hypersensibilité.
Un ratio sodium/potassium trop bas révèle un stress chronique avec fatigue surrénalienne, souvent accompagné d’une mauvaise digestion, notamment des protéines, ce qui impacte lourdement l’activité enzymatique digestive et nous prive des acides aminés essentiels au bon fonctionnement neuropsychique.
La présence de métaux lourds comme le mercure ou l’aluminium est extrêmement toxique pour le cerveau et perturbe la production et la transmission des neurotransmetteurs, ce qui amplifie les comportements addictifs.
Vous l’aurez compris, le test HTMA est un outil clé pour identifier carences et excès qui déséquilibrent la chimie de notre cerveau !
J’ai une vraie passion pour la biochimie du cerveau et j’intègre presque toujours une exploration des neurotransmetteurs dans mes consultations, surtout quand je détecte des troubles du sommeil, de l’irritabilité ou des comportements addictifs.

« Ce n’est pas dans votre tête, mais dans votre corps ! »
Les conduites addictives ne sont pas simplement des faiblesses de caractère, mais bien des signaux d’alarme d’un cerveau en détresse, qui cherche à rétablir son équilibre chimique à tout prix. Combien de fois ai-je entendu des personnes non concernées dire à d’autres « qu'elles n’ont aucune volonté » ? En comprenant mieux le rôle des neurotransmetteurs et en travaillant sur leurs cofacteurs grâce à des outils comme le test HTMA et la nutrithérapie, il devient possible de voir enfin le bout du tunnel et d’en sortir ! Et je peux en témoigner :)
Si vous vous sentez concerné.e et que vous souhaitez aller plus loin, vous pouvez réserver votre appel découverte offert pour qu'on en discute !



J’ai pu réaliser ce test HTMA récemment et il a révélé des informations auxquelles je ne m’attendais pas
Cela permet de partir sur de bonnes bases pour retrouver la forme !